Le rempart de la bastide était constitué d’un mur simple régulièrement percé de hautes archères (embrasure de tir le plus souvent verticale) cruciformes, qui s’intègrent dans des niches munies de coussièges (bancs en pierre permettant aux gardes de s’asseoir à l’abri, tout en surveillant les alentours). Il était surmonté d’un chemin de ronde (encore visible à certains endroits). Après la période des guerres, le rempart est laissé à l’abandon, n’est plus entretenu, voire est utilisé comme carrière de pierres. PORTE DES TOURS À l’Est, la porte des Tours était celle qui restait ouverte en cas d’alerte, tout au moins au début du XVIIe siècle. Elle est flanquée de deux tours percées d’archères. À l’extérieur, deux latrines forment bretèches. PORTE DE LA COMBE Au Sud, la porte de la Combe donne accès en contrebas à la fontaine de Giran et autres fontaines qui se trouvent à l’extérieur de la bastide. Son arc segmentaire fut entièrement reconstruit au début du XXe siècle. PORTE DELBOS Au Sud, la porte Delbos (du bois), sans doute nommée ainsi parce que c’est par là que passaient les habitants qui allaient chercher du bois pour les constructions. PORTE DU GAL La porte du Gal, située à l’origine à l’Est, a totalement disparu. Des fortifications existent autour de la bastide dès 1281, mais ne sont toujours pas achevées en 1310.
La partie Est était la plus accessible. C’est pour cela que Geoffroy de Vivans, après 1588, fit ériger de ce côté le fort de Gal (ou de Ga), dont il reste les vestiges d’une tour dans l’actuel cimetière.

Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que la municipalité de Domme prend conscience qu’il faut sauvegarder ce patrimoine unique. En 1909, la commune décide de faire classer les remparts et de racheter les murs appartenant aux habitants. Les remparts seront inscrits aux Monuments Historiques en 1910. En septembre 1912, le ministre des Beaux Arts donne l’autorisation de les restaurer, ainsi que les portes.
Aujourd’hui, le visiteur peut encore admirer trois portes d’accès à la bastide sur les quatre qui existaient initialement. (copyright Anne Bécheau).

La partie inférieure est constituée d’un appareil en bossages (bosses à la surface de la pierre), tandis que la partie supérieure, restaurée vers 1912, fut reconstruite en moellons (pierre non taillée, ou partiellement taillée). Les salles de l’intérieur présentent des niches à coussièges, pratiques pour surveiller les alentours.
La décoration intérieure date du début du XIVe siècle. La porte fut utilisée très vite après son édification comme prison. En 1307, le roi Philippe le Bel y fit emprisonner soixante-dix Templiers qui gravèrent sur les murs de leur geôle le témoignage de leur foi envers Dieu, mais aussi leur colère envers le Pape Clément V qui les avait abandonnés.
Pendant la guerre de Cent Ans, des prisonniers anglais et français y gravèrent à leur tour des témoignages. En 1588, Geoffroy de Vivans modernisa la porte afin de l’adapter aux canons.


Construite au début du XIVe siècle, elle fut remaniée en 1912 pour permettre le passage de gros véhicules.
En 1923, à défaut d’avoir le tramway qui desservirait la bastide, les Dommois s’accommodèrent d’un service d’autocars, qui reliait la ville à la gare de Vézac. C’est à cette époque, que la place devant la porte Delbos fut aménagée pour le passage des autocars et le croisement des véhicules (délibérations des conseils municipaux de Domme des 19 novembre 1922 et 27 mai 1923).
L’enceinte ne possédait pas de dispositif défensif côté Nord, dans la mesure où l’on avait estimé que la barrière rocheuse surplombant la Dordogne constituait un rempart naturel suffisant.
Pourtant, lors des guerres de Religion, en 1588, Geoffroy de Vivans, capitaine huguenot, réussit à s’emparer de la bastide en escaladant la falaise.
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